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Un château en Italie, Valeria Bruni Tedeschi (2013) © Ad Vitam Distribution Voir plus

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Ruptures de cinéma

Coquin
Amour Comme au cinéma Coquin Insolite
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Par : Forum des images

« Je t’aime… moi non plus » : on s’éloigne un peu de la chanson de Gainsbourg pour prendre l’expression dans son sens premier. L’amour qui vient et qui s’en va, suscitant chez les amants des réactions pour le moins variées. L’amour qui s’éteint à petit feu, celui qui claque la porte…

 

Pour ceux qui souhaitent se consoler d’une séparation ou pour ceux qui souhaitent mettre un terme à leur histoire avec plus ou moins de classe, Paris Cinéma Région a mijoté une petite sélection de mémorables ruptures. Dans la capitale de l’amour, les couples se font… et se défont aussi !

Alexandre (Jean-Pierre Léaud) et Gilberte (Isabelle Weingarten)
dans La maman et la putain, Jean Eustache (1973)

L’amour c’est compliqué. Surtout quand on s’appelle Jean-Pierre Léaud, qu’on évolue dans un film-fleuve de Jean Eustache et qu’on a le souci de bien se faire comprendre. Dans ce cas précis, ça prend donc du temps de se résoudre à l’évidence, de se quitter une bonne fois pour toutes. Mais non, après une longue explication, on tergiverse encore, on s’accroche à ce que l’on peut. Léaud fait ce que personne n’ose faire, de crainte d’en faire trop : c’est dommage pour lui, c’est délicieux pour le spectateur.

La maman et la putain, Jean Eustache (1973)

Nadine (Romy Schneider) et Jacques (Jacques Dutronc)
dans L’important c’est d’aimer, Andrzej Żuławski (1975)

Ils sont mariés, mais ne s’aiment plus de la même manière qu’avant. Mais ils s’aiment toujours, ne parviennent à se quitter. Il pourrait n’y avoir qu’eux mais ils n’y arrivent pas. Le couple que forment cette médiocre actrice de porno et ce clown triste et nonchalant est bouleversant. Leurs paroles mêlées à leurs larmes, à leurs cris, prennent aux tripes. Par les douleurs et les maux qu’ils s’infligent, ils tentent de montrer leur détresse. Leur histoire est digne d’une tragédie.

L'important c'est d'aimer, Andrzej Żuławski (1975)

Sabine (Béatrice Romand) et Simon (Féodor Atkine)
dans Le Beau mariage, Éric Rohmer (1982)

Étudiante en Histoire de l’art à Paris, Sabine a une liaison avec un homme marié et père de famille. Quand le fils de ce dernier appelle en beau milieu de leurs ébats, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase : Sabine rompt, non sans impertinence, et provoque son désormais ex-amant : elle aussi va se marier, comme ça, pourquoi pas ? Et preuve qu’elle se moque de leur relation, elle lui souhaite bien d’autres jolies maîtresses au passage.

Le Beau mariage, Éric Rohmer (1982)

Valmont et Madame de Tourvel
dans Les Liaisons dangereuses, Stephen Frears (1988)

Provocatrice hors-pair, Madame de Merteuil pousse son bon ami-ennemi le Vicomte de Valmont à rompre avec celle qu’il aime, Madame de Tourvel. Bonne joueuse, elle lui donne néanmoins les grandes lignes de cette annonce. « Ce n’est pas ma faute » : chaque occurrence est une plaie qui s’ouvre pour l’amante désespérée qui n’aura rien vu venir… et pour Valmont, pantin de l’inébranlable Marquise. Du grand art que tant de cruauté !

Les Liaisons dangereuses, Stephen Frears (1988)

Diane (Brigitte Roüan) et Emilio (Boris Terral)
dans Post coïtum animal triste, Brigitte Roüan (1997)

Et un coup de tête à prendre au sens le plus littéral possible. Quand la folle passion entre Diane, la quadra mère de famille, et Emilio, son jeune et bel amant italien, prend fin, cette dernière sombre dans une profonde dépression, négligeant famille et travail. Mais au bout d’un moment, il faut savoir reprendre du poil de la bête et botter comme il se doit les fesses de ses Don Juan… ou le remettre à sa place, d’une quelconque manière !

Post coïtum animal triste, Brigitte Roüan (1997)

Junie (Léa Seydoux) et Nemours (Louis Garrel)
dans La Belle Personne, Christophe Honoré (2008)

La demoiselle n’a pas voulu rompre directement : un messager fera l’affaire pour éconduire l’amant tenace. Un bout de trottoir, en face d’un immeuble parisien, un lapin posé et soudain… le verdict tombe. À la tombée de la nuit, c’est par le cousin de sa belle que Louis Garrel (encore lui !) apprend que celle-ci ne veut plus jamais le revoir et qu’elle est partie loin. La nuit promet d’être longue et froide.

La Belle Personne, Christophe Honoré (2008)

Adèle et Mathieu (et Pierre, Paul et Jacques aussi)
dans La Reine des pommes, Valérie Donzelli (2009)

Lorsqu’elle se fait quitter par Mathieu – qui a tout de même la délicatesse de lui écrire une lettre pour lui expliquer le pourquoi du comment, la moindre explication semblant virer à l’hystérie -, Adèle n’a plus qu’une seule envie : mourir. Sa cousine Rachel (célibataire endurcie, soit dit en passant) va l’inciter à enchaîner les rencontres pour oublier le malheureux. Tambour battant, Adèle part arpenter les rues de la capitale de l’amour.

La Reine des pommes, Valérie Donzelli (2009)

Camille (Noémie Lvovsky), Éric (Samir Guesmi) et Alphonse (Denis Podalydès)
dans Camille redouble, Noémie Lvovsky (2012)

Mystérieusement revenue à l’âge adolescent, Camille, quarantenaire alcoolique et dépressive, essaie de faire changer le cours de son existence. Après une promesse et un baiser échangés autour d’un Jukebox avec un de ses professeur, son petit ami dont elle est enceinte mais qu’elle vient de rejeter, tente de sauver du mieux qu’il peut son honneur et s’offre une sortie dramatique tout à fait convaincante !

Camille redouble, Noémie Lvovsky (2012)

Louis (Louis Garrel) et Clothilde (Rebecca Convenant)
dans La Jalousie, Philippe Garrel (2013)

La petite Claudia assiste, au milieu de la nuit et en écoutant à la porte, à la rupture de ses parents. Son père part s’installer avec une autre femme, sa mère pleure : que peut-elle faire pour le retenir ? Les larmes coulent sur les joues quand progressivement, le silence et le vide de l’appartement se font de plus en plus pesant. La jalousie, oui. L’absence aussi.

La Jalousie, Philippe Garrel (2013)

Paul Dédalus (Quentin Dolmaire) et Esther (Lou Roy-Lecollinet)
dans Trois souvenirs de ma jeunesse, Arnaud Desplechin (2014)

Un brin manipulatrice la jolie Esther ? Pour mettre un terme à sa relation avec Paul Dédalus, elle envoie au front son nouveau petit ami. En plein milieu de la cuisine, on cherche à comprendre le pourquoi du comment. Mais l’amour à ses raisons que la raison ignore et Desplechin signe ic une séquence très marquée du sceau de Truffaut et d’Eustache.

Trois souvenirs de ma jeunesse, Arnaud Despleschin (2014)