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Fabriche Luchini Crédits : D. Issermann Voir plus

Reportage

Les adresses de

Fabrice Luchini

On va où ?
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Par : Forum des images

Il est né dans le 9ème arrondissement, au sein d’une famille d’immigrés italiens. Beau parleur du cinéma français, Fabrice Luchini a toujours détesté l’école, lui préférant notamment les trottoirs de la Butte Montmartre où ses parents étaient primeurs.

 

Trubillon névrosé, anticonformiste sans-gêne, l’amoureux de Céline et de Flaubert reste pourtant fidèle à ses origines. Car après une brève infidélité en s’installant chez « les bobos du 9ème », il est de retour dans le 18ème arrondissement, son quartier. Mixte, populaire comme il les aime, un « îlot […] qui te donnerait presque envie d’être de gauche ». Par conséquent, on vous propose une immersion dans le Paris de Fabrice Luchini.

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Romy Schneider, le 10 juin 1958, chez Alexandre

Crédits : Paul Slade

Alexandre de Paris

3 avenue de Matignon (75008)

 

Cancre parmi les cancres, le jeune Luchini n’avait encore pas découvert la littérature quand il est entré comme apprenti dans le chic salon de coiffure d’Alexandre, situé avenue Matignon. Conduit par sa mère, l’adolescent y séduit alors les femmes riches des beaux quartiers en les faisant rire aux éclats. Ainsi, au milieu des permanentes et des bigoudis, il donne ses premières représentations. Parce qu’il fallait bien gagner sa croûte, Luchini y sera garçon-coiffeur pendant trois ans. Il n’en est toutefois pas ressorti spécialiste du brushing et de la mise en pli pour autant, et garde même un goût amer de cette expérience…

Crédits : Dolphinair

Place Jules Joffrin (18ème)

Crédits : Dolphinair

Le 18ème arrondissement

La Goutte d’Or et Clignancourt

 

Ses quartiers, incontestablement. En effet, l’enfant de la Butte comme on le surnomme a grandi rue Ramey et a récemment investi un appartement non loin de la station Jules Joffrin et de la mairie du 18ème arrondissement. Un des rares arrondissements parisiens a être resté authentique selon le comédien, qui déplore que la capitale soit devenue une ville visitable, et non plus habitable. Et à ce niveau, il fustige tout autant la gauche que la droite !

le theatre saint-georges à pigalle par amandine leblond

Théâtre Saint-Georges (9ème)

Crédits : Amandine Leblond

Les théâtres

Théâtres des boulevards, s’il vous plaît !

 

Chez Luchini, la gouaille parisienne des quartiers populaires a toutefois laissé place à un phrasé soutenu qui séduit le public et affole les compteurs sur Youtube. Orateur de génie, Fabrice Luchini garde les planches comme moteur. « Je ne vois pas comment les acteurs peuvent vivre sans théâtre, […] au théâtre on n’a pas honte », confiait-il. Et de continuer « Si je n’avais pas le théâtre, ce serait peut-être l’hôpital psychiatrique. »

Crédits : Pec

Métro Saint-Georges

Crédits : Pec

Sur la ligne 12

Car Fabrice Luchini est toujours en balade : à pieds, bien souvent, mais il ne se refuse jamais à une brève méditation au gré des stations de la ligne 12, qui relie le quartier où il vit au quartier où il travaille. « Je connais la ligne 12 par cœur ! ». Sachez toutefois que vous ne le verrez jamais au-delà de Saint-Germain-des-Prés, car c’est selon lui un quartier qui n’est plus ce qu’il était. Son coup de cœur ? La station Saint-Georges. Parce que chez Luchini, Pigalle un jour, c’est Pigalle toujours.

eric-frechon

Éric Frechon à L'Épicure

Crédits : GP

À L’Épicure

Le restaurant du Bristol, 112 Rue du Faubourg Saint-Honoré(75008)

 

En effet, un mardi, tous les quinze jours, Fabrice Luchini s’attable chez le chef Éric Frechon. Une tradition à laquelle il ne déroge pas : « Faut pas m’emmerder. […] J’avais deux choix : l’éducation marxiste-léniniste ou l’éducation « bats-toi pour accéder aux plaisirs et à l’excellence » ». Et de temps en temps aussi, il s’accord un met chez son ami Pierre Gagnaire (rue de Balzac, 8ème) ou chez Guy Savoy (quai de Conti, 6ème).

Comme chez lui, il fait alors souvent un détour par les cuisines avant de se laisser complètement aller, entièrement soumis au bon-vouloir des chefs.

 

L’Épicure, on y mange quoi ?

Table d'Eugène

La Table d'Eugène

La Table d’Eugène

Sa cantine, 18 rue Eugène Sue (75018)

 

Néanmoins, si les palaces parisiens ne correspondent pas à votre porte-monnaie, vous pourrez toujours le croiser (et l’entendre, surtout) à La Table d’Eugène. Fier de son étoile au Michelin, ce restaurant gastronomique met les produits de saison à l’honneur : foie gras et salade de quinoa par exemple, ou bien hibiscus et oxalys, suivi d’un agneau en deux cuissons au vinaigre de sureau et, pour finir, parfait glacé au Yuzu, accompagné de son sorbert aux herbes… Alors, ça vous tente ?