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Anecdote

Dim Dam Dom

Le magazine culturel des sixties

Image de couverture

Dim Dam Dom, produit par Daisy de Galard

Crédits : Ina

Années 60 Arts et Culture Inspiration Mode de vie Société Télévision
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Par : Forum des images

Ce magazine télévisé créé en 1965 par Daisy de Galard était diffusé une fois par mois le dimanche. Il s’adressait aux dames mais traitait aussi de questions intéressant les hommes. Dim Dam Dom, « Dimanche », « Dames » et « d’homme », donc.

 

Chaque émission se composait de courtes séquences présentées par des speakerines d’un jour, actrices ou chanteuses en vogue. Le tout était présenté dans un emballage ludique, moderne et sophistiqué, résolument jeune et léger. Une émission culte qui a souvent pris pour cadre le Paris des années 60.

Générique de Dim Dam Dom

Générique de Dim Dam Dom

La mode

Se déclarant anticonformiste, le magazine Dim Dam Dom a souvent été novateur, notamment avec ses reportages consacrés à la mode, qui était appréhendée selon de nouveaux points de vue rompant avec le côté très traditionnel du défilé. Vue depuis la rue et le quotidien (« Paris en pantalon« ), à travers la fiction (« Orphée 70« ) ou racontée par les couturiers et les mannequins (« Mannequin oui ! Mais après ?« ), la mode s’ouvre à toutes et à tous. Et se teinte d’humour, avec « Cardin Courrèges« , sujet commenté par Jean Yanne en « latin » ou la mise en scène de voyageuses dans l’espace pour promouvoir les nouvelles collections Cardin, Dior et Saint Laurent entre autres, en août 1966.

Les sujets de société

Les sujets de société liés à la vie quotidienne des Français sont également abordés dans ce magazine : reportages sur les femmes (« Duras à la petite Roquette« , dans lequel l’écrivain Marguerite Duras interroge la directrice d’une prison pour femmes), les loisirs (« Ils préfèrent camper« ), les métiers (« Les ouvreuses« ), les jeunes (« Les lycéens ont la parole« , un des rares reportages évoquant Mai 68 où on voit le cinéaste Romain Goupil à 16 ans), les animaux domestiques (« Requiem pour un bâtard« , poignant film sur la Société protectrice des animaux à Gennevilliers)…

Les lycéens ont la parole


Les lycéens ont la parole

Ouverture sur la culture et les arts

Une des particularités de Dim Dam Dom est aussi d’avoir permis à de jeunes talents de s’exprimer sur le petit écran. Citons par exemple Anna Karina, l’égérie de Jean-Luc Godard, en Bretonne découvrant Paris (« Germaine Montparnasse »), Agnès Varda filmant le couple Elsa Triolet-Louis Aragon dans « Elsa la rose« …

 

Plus généralement, l’ouverture sur le monde culturel et artistique du magazine nous offre aujourd’hui des documents rares et précieux, notamment des interviews des écrivains Anaïs Nin et Violette Leduc, ou encore d’Arno Breker, le sculpteur d’Hitler.

Et aussi...

À signaler pour finir, quelques petits chefs-d’oeuvre d’humour et de poésie sur des sujets aussi divers que la gourmandise (« Un dimanche chez le pâtissier« ), le voyage (« Le partant« ), les chaussures (« Les casse-pieds« ). Les deux premiers ont pour toile de fond un Paris on ne peut plus rétro !