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Fontaine Stravinski, Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely © Julien Tixier Voir plus

Portrait

Niki de Saint-Phalle

Paris en couleurs

Regards, contre-regards
Arts et Culture Documentaire Niki de Saint-Phalle Sculpture Urbain
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Par : Forum des images

De ses fameuses « nanas » à la fontaine Stravinsky, Niki de Saint-Phalle (1930-2002) a réalisé une œuvre voluptueuse et colorée, qui n’a pas perdu de son charme au fil des années.

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En 1963, Niki de Saint Phalle fête à sa manière les 800 ans de Notre-Dame de Paris

© Delmas / Sipa Press

Née en 1930 à Neuilly-sur-Seine, Catherine Marie-Agnes Fal de Saint-Phalle passe la majeure partie de son enfance à New York. À l’âge de vingt-deux ans, elle débarque à Paris. Elle y restera plusieurs années. La capitale est l’occasion pour elle de fréquenter les membres du Nouveau Réalisme (mouvement artistique animé par le désir de voir le réel d’un œil nouveau) et, surtout, de rencontrer celui qui deviendra son mari, Jean Tinguely.

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Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely photographiés en 1983 devant Beaubourg

© Georges Bendrihem

Alors qu’elle retourne s’installer en Amérique, Paris demeure pour elle l’une de ses villes de prédilection pour exposer son œuvre prolifique. En 1965, un volet de la célèbre série Dim Dam Dom est consacré à l’exposition de ses sculptures pop’art, les fameuses « nanas » faites de papier et de chiffon (Les Nanas de Niki de Saint-Phalle, Jean-Christophe Averty et René Bernard). Trente et un ans plus tard, Niki de Saint-Phalle participe à l’exposition de sculptures du XXe siècle intitulée Les champs de la sculpture (1996), qui se tient du rond-point des Champs-Elysées à la Concorde.

Éternelle voyageuse, Niki de Saint-Phalle découvre avec émerveillement, lors d’un séjour à Barcelone en 1955, les formes voluptueuses des créations d’Antonio Gaudi. Son regard croise également l’œuvre de nombreux artistes modernes, de Paul Klee au facteur Cheval, en passant par Henri Matisse. Dans ses collages, ses tableaux surprises réalisés avec des « tirs à la carabine » (sic !), ses objets animés ou ses « nanas », elle frôle souvent l’abstraction. Et n’hésite pas à exhiber les modelés, à surenchérir les couleurs, à jouer avec les mouvements.

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Fontaine Stravinski, Paris

© Droits réservés

En 1983, en hommage à Igor Stravinsky, elle aménage avec Jean Tinguely une fontaine située au pied du centre Georges Pompidou. Loufoque, colorée et mêlant étrangement les genres, cette fontaine charme toujours autant les passants, petits et grands, et ne cesse d’inspirer les âmes rêveuses. Parmi les films qui l’évoquent, un reportage du magazine Aujourd’hui en France (Paris, la fontaine Stravinsky) et Le serpent qui danse.

« Niki de Saint Phalle et les nanas », Ombre et lumière, 19 juil. 1972 (source : Ina)