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David Bowie à Paris, 25 juin 1977 © Christian Simonpietri / Corbis Voir plus

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Avec David Bowie

Regards, contre-regards
Bande originale Cinéma et musique David Bowie Rock
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Par : Forum des images

On ne compte plus les citations des chansons de David Bowie dans les productions cinématographiques et audiovisuelles. Sa disparition inattendue, deux jours seulement après son 69ème anniversaire et la sortie de son dernier album, Blackstar, avait été l’un des points d’orgue de cette noire année 2016, alors que la perte de grandes figures s’enchaînait et dépeuplait le monde de la culture.

 

Elle avait également été l’occasion de revenir sur son oeuvre (musicale et cinématographique) et son style, accommodés à toutes les sauces d’ailleurs. Les cinéphiles en avaient ainsi profité pour revoir les films du chanteur… ou ceux dont les bandes originales étaient inspirées de ses chansons. Citer une chanson de Bowie, ou l’art de rendre une séquence absolument mythique. Le tout tourné à Paris et en Île-de-France, naturellement.

 

Mais d’abord, en cadeau et en guise d’introduction, quelques clichés du chanteur à Paris. Juste pour le plaisir.

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Des chansons de Bowie dans des films parisiens

Une sélection en toute subjectivité, évidemment. Mais pour éviter toute polémique, le classement des films se fera par ordre chronologique.

Boy Meets Girl, Léos Carax, 1984

 

Premier long-métrage de Léos Carax, première utilisation d’une chanson de David Bowie. Un leitmotiv pour le réalisateur, il faut dire. Un premier film en noir et blanc, tissé de références à l’enfance du cinéma et à la Nouvelle Vague. De nuit, sur le Pont-Neuf, Alex (Denis Lavant, autre figure récurrente du cinéma de Carax), casque sur les oreilles, s’arrête longuement pour regarder un couple enlacé, figé dans une étreinte immobile. La voix de David Bowie entonne alors « When I live my dreams », l’amour qui dans les rêves est toujours vainqueur.

When I Live My Dream dans Boy Meets Girl

Mauvais Sang, Léos Carax, 1986

 

Rebelote deux ans tout juste après avec l’une des plus célébrissimes séquences du cinéma de Carax. Une course d’anthologie où Denis Lavant (encore lui), en pantin désarticulé, entame sa danse folle. Comme une question de survie.

Modern Love dans Mauvais sang

Les Amants du Pont-Neuf, Léos Carax, 1991

 

Et puis, chez Carax, on ne saurait oublier cette déambulation nocturne de Denis Lavant et Juliette Binoche. Éclopés de la vie en errance, c’est notamment sur du David Bowie qu’ils vont rire, chanter, s’aimer, lutter contre leur désespoir.

Time Will Crawl dans Les Amants du Pont-Neuf

Moulin Rouge !, Baz Luhrmann, 2001

 

Standard de la musique jazz composé par Eden Ahbez, « Nature Boy » est réinterprétée par David Bowie et Massive Attack pour la bande originale du kaléidoscopique film de Baz Luhrmann. Une chanson qui rythme la séquence d’ouverture et qui accompagne tout le film, en thème récurrent.

Nature Boy dans Moulin Rouge !

Moulin Rouge !, Baz Luhrmann, 2001

 

Extraite du huitième album (éponyme) de Bowie, « Diamond Dogs » est également entendue un peu plus tard dans le film de Luhrmann, réinterprétée par le chanteur Beck. Et comme dit si bien le proverbe, « jamais deux sans trois »…

Diamond Dogs dans Moulin Rouge !

Moulin Rouge !, Baz Luhrmann, 2001

 

Maniant avec brio l’anachronisme, Baz Luhrmann fait résonner dans le Montmartre de la Belle Époque un certain nombre de tubes. L’Elephant Love Medley est ainsi composé d’extraits de chansons pop et rock, telles que « All You Need Is Love » (The Beatles), « Lovers Game » (Chris Isaak), « I Was Made for Lovin’ You » (Kiss), « One More Night » (Phil Collins), « Pride (In the Name of Love) » (U2), « Silly Love Song » (Paul McCartney), « Roxanne » (The Police)… et « Heroes ». Parce que sur les toits de Paris, Nicole Kidman et Ewan McGregor can be heroes !

Heroes dans Moulin Rouge !

Inglorious Basterds, Quentin Tarantino, 2009

 

On avait déjà pu entendre cette chanson dans le remake proposé par Paul Schrader de La Féline de Tourneur. Anachronisme un jour, anachronisme toujours, c’est dans un cinéma du Paris occupé que Quentin Tarantino décide d’utiliser David Bowie pour rythmer la préparation au combat d’une Mélanie Laurent bien déterminée à en découdre avec Hitler. Et quand on sait comment elle compte régler leur compte aux soldats allemands présents, le titre de la chanson est tout approprié.

Cat People (Putting Out the Fire) dans Inglorious Basterds

Les Gamins, Anthony Marciano, 2013

 

Pour fuir une routine courue d’avance, Alain Chabat et Max Boublil prennent les choses en main, à tel point qu’il est difficile de dire lequel est le plus immature des deux. Ils ne se privent d’aucune vanne, une « rebel attitude » par l’hymne avec lequel s’ouvrait le second album du chanteur.

Lust For Life dans Les Gamins

Bird People, Pascale Ferran, 2014

 

La jolie Anaïs Demoustier travaille comme femme de chambre dans un hôtel de Roissy pour payer ses études. Mais elle aspire à autre chose. Dans le paysage déprimant de l’aéroport, un événement surnaturel et une rencontrer inattendue vont bouleverser son existence. Et une transformation radicale, au propre comme au figure, va permettre à la jeune femme de littéralement prendre son envol. C’est fin, délicat, subtil, alors quelle meilleure chanson que « Space Oddity » aurait pu mieux illustrer ce décollage vers l’inconnu ?

Space Oddity dans Bird People