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Woody Allen, en décembre 2008, à la sortie du Grand Palais Crédits : Briquet Nicolas/ABACA Voir plus

Reportage

Le saviez-vous

Woody Allen & Paris

Paris vu par
Bon à savoir Déambulation Mode de vie paris vu par Réalisateur/trice Woody Allen
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Par : Forum des images

Le plus francophile des cinéastes américains aime Paris par-dessus tout : sa love story avec la capitale ne date pas d’hier. Et il n’a d’ailleurs jamais cherché à la cacher.

 

Selon lui, c’est même dans la capitale française que l’ont atteint le plus « haut degré de civilisation ». De l’architecture au mode de vie, de la mode à la culture en passant également par l’histoire et puis, bien sûr, la gastronomie… Pour Woody Allen, aucune autre ville n’égale donc la belle Paris. Alors, voici cinq petites choses à savoir sur cette histoire d’amour qui dure, qui dure…

1. Le premier séjour à Paris

En 1964, le producteur Charles K. Feldman engage Woody Allen pour écrire le scénario de What’s New, Pussycat ? que réalisera Clive Donner, avec Romy Schneider, Peter Sellers et Peter O’Toole. Une aventure désastreuse que Woody Allen s’était alors juré de ne jamais reproduire, mais qui aura quand même eu du bon, puisqu’elle lui aura donné l’occasion de passer huit mois à Paris.

Woody Allen se retrouve ainsi logé par la production dans l’une chambres du très luxueux George V. C’est là qu’il a notamment écrit certaines des séquences aujourd’hui mythiques du film, comme par exemple celle du karting.

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Avec Romy Schneider et Peter O'Toole dans What's New, Pussycat ?

Crédits : Famous Artists Productions, Famartists Produtions S.A.

2. Un grand romantique

Pour Woody Allen, le cliché est fondé : Paris est à la hauteur de sa réputation mondiale et décroche haut la main la palme de la ville la plus romantique au monde. De jour mai aussi de nuit, sous le soleil comme sous la pluie, les émotions et les sentiments ne peuvent y être qu’exacerbés. Comme par exemple à la fin de Midnight in Paris, lorsqu’Owen Wilson retrouve Léa Seydoux sur le Pont Alexandre III. Nul ne saurait résister aux charmes et à cette atmosphère.

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Owen Wilson et Léa Seydoux sur le Pont Alexandre III dans Midnight in Paris (2011)

Crédits : Mars Distribution

Pour le parfait flâneur, pour l’observateur passionné, c’est une immense jouissance que d’élire domicile dans le nombre, dans l’ondoyant, dans le mouvement, dans le fugitif et l’infini. Être hors de chez soi, et pourtant se sentir partout chez soi ; voir le monde, être au centre du monde et rester caché au monde (...)

Charles Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne (1863)

3. Un adepte de la flânerie

C’est ainsi que Baudelaire définissait le « flâneur » en 1863 dans Le Peintre de la vie moderne. C’est aussi comme ça que l’on pourrait définir Woody Allen. Car à New York comme à Paris, les promenades au gré des rues lui sont essentielles : pour comprendre la ville, pour s’en imprégner, mais aussi et surtout pour trouver l’inspiration. Lors de ses escapades parisiennes, c’est le long des Champs-Elysées ou dans les allées du Parc Monceau que vous aurez le plus de chances de le croiser.

4. Midnight in Paris (2011)

« Ma lettre d’amour à Paris », c’est ainsi que Woody Allen a pensé son film. Et il y a réuni tout ce qui, pour lui, rendait la ville si unique : l’amour et la fantaisie, la culture et les femmes, la décontraction et le passé chargé d’histoire(s).

Voyage dans la ville, mais aussi voyage dans le temps, puisque du Paris d’aujourd’hui à celui de l’entre-deux guerres, les plus grands se bousculent pour se faire une place à l’écran. Inspiré, charmé, épanoui, Gil Pender (Owen Wilson) ne veut d’ailleurs plus quitter la Ville Lumière.

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Woody Allen sur le tournage de Midnight in Paris

Crédits : Mars Distribution

5. À minuit, Paris est magique

C’est le parti pris de Midnight in Paris : au moment même où sonnent les douze coups de minuit, non loin de l’église Saint-Étienne-du-Mont où Owen Wilson cherche l’inspiration, qu’apparait la vieille automobile qui va l’emporter vers le Paris des années 1920.

 

Même chose dans Tout le monde dit I Love you (1997) : au beau milieu de la nuit, sur les quais de Seine, Joe Berlin (Woody Allen, himself) et Steffi Dandridge (Goldie Hawn) se retrouvent. Après un réveillon endiablé, leur ancienne histoire d’amour semble renaître, presqu’aussi intacte qu’au premier jour. À deux pas du Pont de la Tournelle et de Notre-Dame, leur danse romantique se transforme en un envol poétique inoubliable sur l’air de la chanson « I’m Through With Love ».