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Portrait de Michel Simon en 1950 Crédits : Serge Hambourg Voir plus

Portrait

Michel Simon

Quelques pas dans la vie parisienne

Retour en images
2e arrondissement Acteur/trice Bry-sur-Marne Coquin Michel Simon Noisy-le-Grand Théâtre
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Par : Claude Gauteur

Michel Simon est né le 9 avril 1895 à Genève, où il a été inhumé après son décès le 30 mai 1975 à Bry-sur-Marne. La carrière théâtrale et cinématographique de ce Suisse, fils d’un charcutier numismate, s’est principalement déroulée à Paris et en France. En 1933, il avait élu domicile à Noisy-le-Grand, avec un pied-à-terre près de la porte Saint-Martin à partir de 1936. Retour sur la vie parisienne et francilienne d’un acteur hors pair.

Michel Simon commence à acquérir en 1933, au carrefour de la Malnoue à Noisy-le-Grand, un ensemble de maisons et de terrains qui finira par couvrir quelque 9000 m2. Il y logera ses collections (photos, films, livres, tableaux, sculptures etc.) et ses animaux, notamment ses singes.

 

En 1936, il s’installe également rue Beauregard (2e), près de cette porte Saint-Martin où il a débarqué en 1922 à l’âge de dix-sept ans. Vedette populaire, on le voyait souvent aux puces de Saint-Ouen (93) et dans des maisons closes de la capitale, avant qu’elles ne ferment après la Libération : le Chabanais, le Hanovre, le One Two Two, le Fourcy, le Panier Fleuri ou le Sphynx.

Michel Simon à Noisy-le-Grand

Michel Simon à Noisy-le-Grand, 1950

Crédits : Walter Carone

Au sein de la troupe de Georges et Ludmilla Pitoeff (1920-1923), puis au sein de celle de Louis Jouvet (1927-1929), Michel Simon s’est rapidement imposé dans le milieu du théâtre, et ce dans diverses interprétations.

 

Loué par la critique, réclamé par le public, il triomphe dans Jean de la lune (1929) de Marcel Achard où il vole la vedette à Louis Jouvet, qui ne lui pardonne pas. Henry Bernstein l’engage.

Passant au « boulevard », Michel Simon va de succès en succès, de La route des Indes adapté par Jacques Deval en 1931 à Fric-Frac pièce d’Edouard Bourdet de 1936, adaptée au cinéma par Maurice Lehmann avec Simon et Fernandel.

Michel Simon raconte ses débuts professionnels

D’hier et d’aujourd’hui, 18 août 1969. Source : Ina

Parallèlement, il multiplie les apparitions au cinéma où il s’impose au premier plan, en particulier avec Drôle de drame (1937) de Marcel Carné et Les disparus de Saint-Agil (1938) de Christian-Jaque. Après la guerre, La beauté du diable (1949) de René Clair ou La poison (1951) de Sacha Guitry lui permettent d’affirmer la variété et la singularité de son registre.

 

René de Obaldia et Claude Berri lui offrent ses deux derniers grands rôles, le premier au théâtre avec Du vent dans les branches de Sassafras en 1965, le second au cinéma avec Le vieil homme et l’enfant en 1966.

Michel Simon sur Le vieil homme et l'enfant, le 14 mars 1967, JT 20H ORTF. Source : Ina

FILMOGRAPHIE SELECTIVE

FICTIONS

La chienne, de Jean Renoir, 1931, 1h25min

Boudu sauvé des eaux, de Jean Renoir, 1932, 1h21min

Le bonheur, de Marcel L'Herbier, 1935, 1h50min

Circonstances atténuantes, de Jean Boyer, 1939, 1h26min

Fric-Frac, de Maurice Lehmann, 1939, 1h42min

Au bonheur des dames, de André Cayatte, 1943, 1h23min

Panique, de Julien Duvivier, 1946, 1h32min

Monsieur Taxi, de André Hunebelle, 1952, noir et blanc, 1h16min

Femmes de Paris, de Jean Boyer, 1953, 1h27min

L'impossible Monsieur Pipelet, de André Hunebelle, 1955,  1h22min

Les trois font la paire, de Sacha Guitry, 1957, 1h22min

Cyrano et D'Artagnan, de Abel Gance, 1964, 2h26min

 

DOCUMENTAIRES

Hôtel des invalides, de Georges Franju (avec la voix de Michel Simon), 1952, 22min

Michel Simonsérie Mémoires d'un objectif, de Yvan Butler, 1966-1972, 53min

Encyclopédie du cinéma français 22- Michel Simon, de Claude-Jean Philippe, 1978, 27min

Michel Simon, de Moise Maatouk, 1995, 53min

 

bibliographie

Michel Simon, Freddy Buache, Promoédition, 1992

Michel Simon, un sacré monstre, Jacques Lorcey, Séguier, 2003

Paris au cinéma, N.T. Binh et Franck Garbarz, Parigramme, 2003.

Michel Simon, Claude Gauteur, Editions du Rocher, 2005

 

« La Chienne », Jean Renoir, L’avant-scène cinéma, n°762, octobre 1975 (scénario).

« Panique », Julien Duvivier, L’avant-scène cinéma, n°390-391, mars 1990 (scénario).

Claude Gauteur est historien du cinéma. Il a été journaliste au Film français et chargé des publications de la Femis. Il est l'auteur d'essais, parmi lesquels "D'après Simenon : Simenon et le cinéma" (2001), "Michel Simon" (2005), "D'un Renoir l'autre" (2005) et "Jean Gabin, anatomie d'un mythe" (2006).

Publié le 4 novembre 2016