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L'avenue Nicolas II et le Dôme des Invalides, Exposition Universelle de Paris, 1900 Crédits : via Wikimedia Commons. Image conservée par la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis Voir plus

Reportage

Paris au temps des expositions

Au gré des époques
Architecture archives Exposition Universelle Film amateur Frères Lumière Histoire Rétro
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Par : Forum des images

À quoi ressemblait Paris lors des Expositions de 1900 et 1937 ? Le point en quelques films, parfois spectaculaires.

L’Exposition de 1900 a célébré l’électricité et, à travers elle, le cinéma naissant. Elle a été filmée par des opérateurs des frères Lumière, de Thomas Edison et de Gaumont. Il en reste aujourd’hui de nombreuses vues, rassemblées notamment par Marc Allégret en 1966 dans le court métrage Exposition 1900.

L’expo universelle de 1900. Source : Ina

Un Paris d'attractions

L’Exposition a des allures de fête foraine, d’un gigantesque décor de cinéma, peuplé de silhouettes noires, portant haut de forme ou ombrelle, et marchant dans ce Paris de stuc. Comme cette Rue des Nations, filmée en particulier par les opérateurs Lumière, qui évoque certains palais de Disneyland. Ou ce Vieux Paris présentant sur les bords de Seine une reconstitution de la capitale au Moyen Âge. Les opérateurs s’installent sur une péniche et inventent, en même temps, les premiers mouvements de caméra.

Panorama de la Tour Eiffel en 1900 par James H. White, opérateur de Thomas Edison

Un immense trottoir roulant permet de traverser certains quartiers (La plate-forme mobile). C’est le clou de l’Exposition, avec la première ligne de métro, finalement inaugurée en juillet 1900. La tour Eiffel, vestige de l’Exposition de 1889, triomphe encore. De nombreux opérateurs montent dans son ascenseur filmer, en de magnifiques travellings, le Trocadéro vu du ciel. Images d’un passé révolu : le Trocadéro tel que nous le connaissons aujourd’hui a été conçu pour l’Exposition de 1937.

Changement de décor, précisément, en 1937. La grande nouveauté, c’est la multiplication des cinéastes amateurs dont certains, comme le touriste japonais Shigemaru Shimoyama (Paris 1937), filment en couleur l’Exposition tant décriée. Une guerre est passée, une autre s’annonce. Les pavillons de l’Allemagne et de l’URSS s’affrontent.

Les bâtiments n’ont plus la grâce et la fioriture de la Belle Epoque. L’élégance est désormais mesurée. Jean Hermann retrace ce contexte complexe dans Le dimanche de la vie (1966), avec la jeune Danielle Darrieux. Dans un documentaire de propagande réalisé juste après l’Exposition (Paris 1937, l’Exposition des arts et techniques), Jean-Paul Dreyfus présente les positions du Parti Communiste Français. « L’Exposition, travail des ouvriers, des techniciens et des artistes français, a montré aux étrangers le vrai visage du Front Populaire : un visage clair, simple et souriant. Un visage libre. » Plus pour longtemps.

1937, l'Exposition Internationale à Paris par André Petit, cinéaste amateur