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Anecdote

Il était une fois

Place de la concorde

Image de couverture

La place de la Concorde au 19è siècle

Par Edouard Baldus

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Par : Forum des images

De la guillotine aux embouteillages

C’est sur cette place historiquement célèbre pour le nombre de têtes qu’elle a vu tomber que se poste, à la fin du XIXe siècle, un caméraman des frères Lumière. Il est alors armé… de dix-sept mètres de pellicule ! Allez savoir pourquoi, cette place, Auguste et Louis Lumière devaient l’aimer car elle fut à cette époque filmée de trois points de vue différents. La perspective, certainement, ou bien encore ces grandes rues y amenant un flot ininterrompu de passants : autant de personnages donnant l’impression que le plan est en mouvement !

 

Face à ces images, prises vraisemblablement en 1896 puis filmées à l’identique à trois reprises, d’abord par un cinéaste amateur en 1972 puis par le Forum des images en 1989 et 2014, un seul et même constat. Hier comme aujourd’hui, automobiliste comme piéton, la place de la Concorde n’est pas commode à traverser. Peut-être un petit reste de ses années révolutionnaires ?

Histoire et déboires

Aussi, le cinéma a par la suite pris un malin plaisir à vider la place de ses occupants. Claude Lelouch, d’abord. C’était en 1976 avec C’était un rendez-vous, avec sa traversée à grande vitesse d’un Paris désert au petit matin. Puis aussi Vincente Minelli qui reconstitue en 1951 un Paris de carton-pâte pour Un Américain à ParisGene Kelly offre alors à Leslie Caron un délicieux baisers, sous la fontaine coulant à flot.

 

Autrefois place de la Révolution, place Louis XV, place Louis XVI (quelle ironie !), la place de la Concorde, baptisée au gré des soubresauts de l’Histoire, en aura vu des rassemblements. Et le pauvre Obélisque, qui y trône fièrement depuis 1836, en aura aussi vu de toutes les couleurs. Comme par exemple ce 1er décembre 1993 au cours duquel l’association Act-up a réussi à « l’encapoter » d’un préservatif rose géant, en hommage aux victimes du Sida.

 

Ultra symbolique et donc très touristique. Hautement politique et donc résolument polémique. Mais la place de la Concorde continue d’être l’imperturbable témoin de l’histoire de Paris, de la France… et de rire en secret des déboires quotidiens des automobilistes parisiens.